VENEZUELA


ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES VENEZUELA
par Claudia V. Alvarado G.

-Régime politique : Démocratie
Mode d’élection présidentielle: Suffrage universel direct
Mandat présidentiel: 6 ans
Parlement: monocaméral (167 membres)
-Président sortant : Hugo Chavez Frias
-Date de l'élection: 7 octobre 2012
-Les candidats :

Henrique Capriles Radonski.[i]

Candidat de la Table de l`unité démocratique (Mesa de la unidad democratica, MUD) depuis le 12 février 2012.
Il a été élu comme membre du Congrès de la république en 1998. En 2000, il a participé à la création du parti Premier la justice (Primero Justicia) qu`il a dirigé jusqu`en 2008. Pendant deux mandats, Capriles Radonski a exercé comme maire de Baruta. Puis, il a été élu comme gouverneur de l`état de Miranda.
La MUD représente une vingtaine de partis d`opposition. Elle a été créée le 23 janvier 2008.




Hugo Chavez Frias.[ii]

Candidat du Parti socialiste unifié du Venezuela (Partido Socialista Unido de Venezuela, PSUV).
Il a eu une carrière militaire dans laquelle il est arrivé au grade de lieutenant-colonel. En 1980, Chavez Frias a fondé le Mouvement révolutionnaire bolivarien-200 (MBR-200). Il a dirigé deux tentatives de coup d`État contre le président Carlos Andres Perez en 1992. Puis, il a été en prison jusqu`à 1994. Une fois sorti de la prison, Chavez Frias a créé le Mouvement cinquième république. En 1998, il a gagné les élections présidentielles comme candidat de ce parti.

Il déclare officiellement son adhésion au socialisme en 2005. En 2007, il a fondé le PSUV. Son mandat a été ratifié en  2000 et en 2006.
-Les principaux enjeux politiques :
Selon les enquêtes[iii], ainsi que les analystes[iv], les défis qui doivent être assumés par le nouveau président des Vénézuéliens sont les suivantes :  
Amélioration de la sécurité.
En 2011, le Venezuela a connu 19 366 meurtres. L´insécurité a empiré à cause d`un taux d`impunité élevé. Selon le ministère public, l`impunité a représenté le 92,7 % cette année-là.[v]
En ce qui concerne ce sujet, les propositions de Capriles Radonski sont basées sur l`amélioration du système éducatif, sur le désarmement, ainsi que sur le renforcement de l`administration de la justice. [vi]
De son côté, le gouvernement actuel, dirigé par Chavez Frias, est en train de développer un plan de sécurité citoyenne basé sur l`augmentation des effectifs des forces de sécurité intérieure, ainsi que sur la vérification des besoins ressentis par ces forces.[vii]
Diminution de l`inflation. 
L`inflation annuelle du Venezuela a augmenté passant de 27,2% en 2010 à  27,6 % en 2011. En novembre 2011, ce pays a eu le deuxième taux d`inflation le plus haute du monde.[viii]
Afin de diminuer l`inflation, le gouvernement d`Hugo Chavez a mis en place une loi qui renforce le système de contrôle des prix.
Par contre, le candidat de l`opposition propose d`établir un programme annuel des différents instruments monétaire, ainsi que  de rétablir l`autonomie de la Banque centrale du Venezuela (BCV).[ix]

-Particularités de ces élections : 
Les élections primaires des partis d`opposition, réalisées le 12 février, ont été surprenantes. Premièrement, parce que des organismes de l`état, tels que l`armée et le ministère d`éducation, ont assuré le bon déroulement de ces élections. Deuxièmement, parce que le taux de participation a surpassé les expectatives. La MUR attendait la participation d`un peu plus de deux millions de Vénézuéliens, mais le nombre de votants a surpassé légèrement les trois millions.[x]    
Ce fait montre que l`unité de l`opposition peut fonctionner que ce soit pour remporter les élections, ou que ce soit pour faire une forte opposition au gouvernement à l`avenir.

*Les références bibliographiques sont situées sous l’onglet RÉFÉRENCE, classées par numéro sous le nom de l’article.


2 commentaires:

  1. Votre message est intéressant et pointe notamment l’opposition qui existe entre deux individus qui à eux seuls incarnent deux visions différentes du Venezuela, deux systèmes différents. Il y a d’un côté celui qui est qualifié de « chef de file de la gauche radicale latino-américaine » et de l’autre celui qui est qualifié de « candidat des bourgeois ».

    Les liens entre les deux candidats sont d’ailleurs complexes et l’actualité est symptomatique de cette complexité. Chacun d’entre eux tentera de se présenter comme le garant de la sécurité. Par exemple, ces derniers jours, Hugo Chávez a dénoncé un complot visant la mort de son principal rival, Henrique Capriles en précisant : « L’État reste le premier garant de la sécurité des citoyens ». Ce faisant, il se présente comme le plus à même d’assurer la sécurité, y compris celle de son opposant et agit en tant que protecteur avec lui. De l’autre côté, le candidat de l’opposition, sur son Twitter, riposte qu’un « président ne devrait pas “offrir” protection à un Vénézuélien : il devrait la garantir à tous les Vénézuéliens, ce qui est très différent ». En ce sens, il critique la position du président comme garant de la sécurité, mais n’offre pas pour autant d’argument pour montrer qu’il serait mieux placé sur cette question.

    Le président actuel est en avance dans les sondages pour les prochaines élections, mais d’ici au mois d’octobre, beaucoup de choses peuvent se passer au Venezuela. Selon vous, qu'est-ce qui pourrait être bénéfique au candidat Henrique Capriles?

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    1. Bien que pour Capriles Radonski soit difficile de remporter les élections, cela peut être possible s’il est capable de ressembler vraiment à tous les partis d’opposition. Cette tâche n’est pas facile parce que les idéologies de ces partis sont très différentes. Ces idéologies vont de la droite au centre gauche.
      Un autre facteur qui peut faire la différence est la sincérité. Capriles a dit qu’il pense maintenir les programmes sociaux développés par Hugo Chavez, mais selon ses adversaires il a tenté de les éliminer pendant son mandat comme gouverneur de l’État de Merida. Le peuple veut continuer à profiter des aides sociales. Les contradictions peuvent faire du mal à son image.
      L’autre point délicat est la relation avec les États-Unis. Bien que les Vénézuéliens veuillent voir rétablies les bonnes relations internationales, ils ne veulent pas avoir un dirigeant mandaté par les États-Unis. Capriles doit faire preuve d’indépendance. Les commentaires concernant la donation de fonds faite par le parti républicain des États-Unis peuvent faire échouer ses efforts pour remporter la présidence du Venezuela.


      Claudia V. Alvarado G.

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