YEMEN

Un seul candidat à la présidentielle!*
par Kenza KBABRA 

Régime politique
Régime politique : république présidentielle (républicain et démocratique)
Mode d’élection présidentielle: suffrage universel direct
Mandat présidentiel: 7 ans

Parlement : bicameral (le conseil consultatif (Majlis Alshoora) est constitué de 132 sièges et l’assemblée des représentants (Majlis Annowab) se compose de 301 sièges)

Président sortant/nouveau président
Président sortant : Ali Abdallah Saleh
Président élu : Abdou Rabih Mansur AL-HADI

Date de l'élection présidentielle

21 février 2012


Le peuple yéménite a aussi pris part au mouvement du printemps arabe pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente trois ans. Ce n’est qu’un an après que les premières élections ont été organisées, censées selon les espérances du peuple marquer le changement tant attendu du pays.

Présentation des partis
Sur une bonne vingtaine, seuls trois partis yéménites peuvent se distinguer : 

Les congrès général du peuple CGP (al-Mu'tammar al-Sha'bi al-'Am) issu de l’ancien parti unique du Yémen du nord. Le président élu est membre de ce parti. 

Le rassemblement yéménite pour la réforme (al-Tajmu al-Yamani li al-Islah), considéré comme deuxième parti du pays et dont l’idéologie politique est très proche du CGP. 

Le parti socialiste yéménite (Hizb al-Ishtirakiya al-Yamaniya) issu de l’ancien parti unique du Yémen du sud et son pouvoir sur la scène politique nationale est assez faible.

Particularités de ces élections  
Un seul candidat a été présenté par le gouvernement aux élections du 21 février 2012. Ce n’est autre que l’ex vice-président de la république : Abdou Rabih Mansur AL-HADI qui a été désigné à l’époque par le même président sortant Ali Abdallah Saleh.

Principaux Enjeux  
L’ancien régime toujours au pouvoir : les postes clés du gouvernement sont toujours occupés par les membres de sa famille.
L’insécurité : la poursuite des manifestations par le peuple qui ne se sent pas concerné par les décisions prises au parlement.
La montée d’organisation terroriste : Al Qaida qui profite de la situation actuelle pour gagner du terrain. "Des combattants d'Al Qaïda se sont imposés dans le sud et dans l'est du pays. Ils ont récemment pris possession de la ville de Radah, plus proche de la capitale Sanaa"[1]
Tensions internes : le pays est menacé par une sécession au sud et la rébellion de sa minorité zaïdite (d'inspiration chiite) au nord.
Économie incertaine : le Yémen est le pays le plus pauvre du moyen-orient et la poursuite des manifestations rend l’accès à l’alimentation et à l’eau encore plus critique. 
La lutte anti-terroriste : le président sortant était un allié des États-Unis quant à la lutte anti-terroriste, la montée au pouvoir d’un candidat issu du même parti permet-il la poursuite de cette lutte.
Commerce international : les transports maritimes internationaux qui empruntent le canal de Suez et qui sont obligés de passer par le détroit de Bab el-Mandeb peuvent être compromis.

  Le positionnement stratégique du détroit de Bab Al Mandeb sur le canal de Suez


*Les références bibliographiques sont situées sous l’onglet RÉFÉRENCE, classées par numéro sous le nom de l’article.





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